MAGISTERIUM

Il est gouverné par le Magister, Chef de l’Ordre, assisté du Chapitre Magistral
formé par les Religieux et les Officiers Magistraux de l’Ordre
Il est composé de la Maison Religieuse et de la Maison Civile
qui assurent le bon fonctionnement de l’Institution.

Règle de la Maison Religieuse de l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean
Suivant les privilèges accordés par Sa Sainteté le Pape Léon X
à l’Eglise Vieille-Catholique Romaine en 1520
et Conformément à la Règle actualisée le 24 mai 2002 et au Décret additif du 27 septembre 2005

La Maison religieuse de l’Ordre est appelée
Vicariat Apostolique de Saint Jean

-C’est le Siège officiel du Gouvernement de l’Ordre.
-Il régit en particulier toutes les affaires et juridictions religieuses de l’Ordre Apostolique de Saint Jean.
-Tous les religieux de l’Ordre sont obligatoirement enregistrés et administrés par le Vicariat Apostolique.

Le Vicariat Apostolique de Saint Jean est composé de la manière suivante:

Le Supérieur Général (Magister)

– Il régit l’Ordre au nom de l’Eglise. Il est choisi au sein du Chapitre Magistral.
– Il veille à l’exécution des règles, lois, ordonnances et décrets.
– Il est le garant de cette exécution et responsable de toute atteinte qui y serait portée.
– Il préside les assemblées et les cérémonies de l’Ordre.
– Il nomme, installe et révoque suivant les us et coutumes les six administrateurs qui détiennent chacun une charge magistrale, et
en général tous les supérieurs à la tête d’une juridiction.
– Il gouverne l’Ordre pour la durée de vie que lui accorde Dieu Tout Puissant.
– Nul ne peut être appelé à cette charge s’il n’a pas reçu l’ordination ainsi que l’épiscopat, suivant les rites de l’Eglise Catholique.

Le Coadjuteur Magistral

– Il est le Vicaire du Supérieur Général.
– Il est responsable de l’administration religieuse de l’Ordre.
– Il assiste le Supérieur Général de l’Ordre dans ses fonctions et le représente en cas d’absence.
– En cas de vacance du Siège Magistral, il assure l’intérim.
– Il est responsable de toute atteinte à la Règle et doit en rendre compte au Chapitre magistral.
– Il appose le sceau de l’Ordre et contresigne les documents.
– Il est préposé à l’Armorial de l’Ordre.
– Nul ne peut accéder à cette charge s’il n’a pas reçu l’ordination sacerdotale.

Les Conseillers Magistraux

-Ils sont nommés par le Supérieur Magistral afin de le conseiller dans la conduite des affaires.

Les Visiteurs Magistraux

-Ils sont missionnés par le Supérieur Général afin d’inspecter les juridictions religieuses.

Chapitre premier

ADMISSION DES RELIGIEUX DANS L’ORDRE

Il est interdit d’admettre dans l’Ordre un membre qui n’aurait pas dix huit ans accomplis et qui ne serait pas de bonnes moeurs, ami de la concorde et ne se ferait pas remarquer par l’exacte pratique de la Foi Catholique et une soumission éprouvée envers l’Eglise Romaine et le Siège Apostolique. On ne doit pas entrer dans cet Ordre sans vocation spéciale de Dieu. Cette vocation se manifeste ordinairement par l’attrait que l’on éprouve pour ce genre de vie et le désir de travailler sérieusement à la sanctification.

La constitution de l’Ordre fixe les conditions d’admission au Noviciat:
1 / Avoir dix huit ans révolus et être parrainé par un membre de l’Ordre ou recommandé par une autorité religieuse.
2 / Bonnes moeurs. (L’honneur et le bien spirituel de l’Ordre exigent qu’on admette que des personnes dont la réputation est intacte et qui peuvent suffire à leur subsistance par un travail honnête, à moins toutefois qu’ils soient recommandables par une grande vertu.)
3 / Caractère ami de la concorde. Un caractère brouillon et inquiet pourrait jeter le trouble parmi ceux qui doivent s’aimer comme des frères. Arrière donc ceux qui ont un esprit bizarre, une humeur fâcheuse et peu accommodante. Ceux qui se font remarquer par un défaut de jugement, les caractères altiers, jaloux et susceptibles, les esprit turbulent qui sème partout le trouble et la discorde.
4 / Exacte pratique de la Foi Catholique. Le postulant doit connaître les vérités de la religion. Il faut de plus que sa conduite soit en rapport avec ses croyances. Il ne faut recevoir que des personnes d’une religion bien éclairée et d’une piété vraie et solide.
5 / Soumission éprouvée à l’Eglise romaine et au Siège Apostolique. Pour ne point errer dans la Foi, il faut une entière soumission à l’Eglise catholique romaine qui est la colonne inébranlable de la Vérité et un dévouement sans borne à son chef suprême: le Vicaire infaillible de Jésus-Christ. Le Pape est chargé d’enseigner la vérité. Ne prendre qu’une partie de ses enseignements, c’est demeurer dans les ténèbres.
6 / Dans les lieux où il n’y a point de représentation de l’Ordre et si la personne n’est pas bien connue, il faut exiger avant l’admission, des lettres de recommandation permettant de favoriser l’admission dans l’Ordre.
7 / Le postulant (ou la postulante), se prépare pieusement, tout en vaquant à ses occupations ordinaire à la cérémonie de vêture. Il doit s’efforcer de vivre dans un plus grand recueillement, s’appliquer surtout à la prière et à quelques pieuses lectures en méditant sur l’esprit de l’Ordre. Il apprendra ses obligations et se disposera, si cela est possible, à faire une bonne confession, une fervente communion, afin de gagner l’indulgence plénière.
8 / Pour la cérémonie de vêture, le postulant se procurera l’Habit de l’Ordre, la Corde, la Règle et le Certificat d’admission. Il doit en outre prévoir le Nom de religion qu’il désire prendre. Les Soeurs peuvent porter le voile blanc.
9 / Les réceptions dans l’Ordre peuvent se dérouler dans une église, un oratoire ou tout autre lieu consacré à cet effet.
10 / Les caractéristiques de l’Habit de l’Ordre sont fixées de la manière suivante:
-Une Coule (aube blanche) et une ceinture en corde de chanvre avec trois noeuds en l’honneur de la Très Sainte Trinité.
-Il est important que le premier Habit soit béni par l’autorité représentant l’Ordre.
-Le port de l’Habit et de la Corde est de rigueur pour jouir des privilèges et des droits accordés.
-Les Soeurs ajoutent un voile blanc.
-Les novices n’arborent pas la Croix de l’Ordre sur leur habit.
11 / Ceux ou celles qui rentreront dans l’Ordre feront une année de noviciat puis seront admis à la profession selon l’usage.

12 / OBLATURE

12 / 1 / Les Oblats sont des Laïcs, homme ou femme, engagés religieusement et qui participent aux actions sociales et humanitaires. Ils sont dans le monde et font de leur mieux pour vivre au plus près d’une Juridiction de l’Ordre et pour participer à la vie religieuse de l’Ordre.
12 / 2 / Les Oblats ne prononcent pas de voeux, mais un Serment pour 3 ans qui le lie à la vie religieuse et charitable de l’Ordre et peut être renouvelé à souhait.
12 / 3 / Un Oblat est reçu dans l’Ordre au cours d’une cérémonie présidée par le Supérieur de la Juridiction.
12 / 4 / Un Oblat reste en principe attaché à sa Juridiction et est placé sous la responsabilité du Supérieur de cette juridiction.
12 / 5 / Un Oblat peut postuler au Noviciat après une année effective d’Oblature.

12 / NOVICIAT

12 / 1 / C’est le temps pendant lequel des sujets qui ont reçu l’Habit sont instruits par celui qui en a la charge et se forme à l’esprit et aux vertus propres au genre de vie qu’ils veulent embrasser. Durant ce temps, les novices restent libres de sortir de l’Ordre et participent à tous les privilèges, grâces et indulgences.
12 / 2 / Le Novice qui par oubli, impossibilité ou négligence quitte l’Habit, n’interrompt pas son noviciat si la volonté de faire profession dans l’Ordre n’est pas rétractée.
12 / 3 / Le Noviciat doit durer une année entière. Il n’est pas permis de dispenser du Noviciat, soit en tout, soit en partie.
12 / 4 / Après que le Novice se sera exercé pendant une année entière à la pratique des vertus séraphiques, il sera admis à la profession s’il en est jugé digne.

13 / PROFESSION

13 / 1 / Pour l’admission à la Profession, les Religieux de la Maison de l’Ordre dont dépend le Novice, émettent leur avis pour ou contre son admission. Si les voix sont également partagées, celle du représentant du Magister ou du Visiteur qui préside le Conseil comptera pour 2. (Décret de Sa sainteté le Pape Benoît XIII)
13 / 2 / Lorsqu’une personne se présente pour la Profession à une autorité autre que celle qui lui a donné l’Habit, elle ne peut être admise que sur un certificat attestant qu’elle est bien Novice et que l’année de probation est écoulée.
13 / 3 / Pour gagner l’indulgence plénière attachée à la profession, le Novice devra se procurer pour la cérémonie le Crucifix pectoral réglementaire de l’Ordre, correspondant à sa condition.
13 / 4 / Les Soeurs qui font profession et portent le voile blanc peuvent alors border le voile blanc de deux galons noirs d’un centimètre de large et distants d’un centimètre et demi. Selon les pays et les conditions climatiques, des aménagements peuvent être acceptés en accord avec le Magister.
13 / 5 / La Profession est un acte religieux par lequel on se consacre à Dieu. Cette consécration est renfermée dans la promesse que l’on fait entre les mains des Supérieurs délégués par l’Eglise, de garder toute sa vie les commandements de Dieu et d’accomplir la pénitence imposée par le Prieur Général de l’Ordre ou son Représentant, pour les transgressions que l’on aura commises contre la Règle.
13 / 6 / Cette promesse est un Voeu religieux formel d’observer les commandements de Dieu et de vivre selon la Règle de l’Ordre, qui engage sous peine de péché.
13 / 7 / De cet engagement spécial, découle l’obligation pour les Frères et les Soeurs Profès de tendre à la perfection par une vie sérieusement chrétienne.
13 / 8 / Pour atteindre ce but, la Règle lui offre par ses observances, des moyens plus sûrs et plus efficace que ce dont dispose le reste des Chrétiens.
13 / 9 / Cette Sainte Règle, dit notre Bienheureux Bernardin de Bustis, qui mérite le Ciel à ceux qui l’observent. Elle est comme une haie d’enceinte qui empêche la violation des divins commandements.
13 / 10 / Durant cette Profession, le Religieux renouvelle solennellement devant Dieu et devant l’Eglise les promesses de son baptême et il ratifie son renoncement au monde et à ses pompes, au démon et à ses oeuvres, pour s’attacher à Jésus-Christ. Il s’engage aussi à accepter la pénitence pour les transgressions de la Règle.
13 / 11 / La Profession de l’Ordre, renferme donc le double caractère de Renoncement au monde et de Charité.
13 / 11 – 1 / Les Frères et les Soeurs de cet Ordre ont fait divorce avec le monde: Ils ont renoncé à ses fausses maximes, à ses joies criminelles, pour ne s’attacher qu’à Jésus-Christ et à porter la Croix à sa suite.
13 / 11 – 2 / L’Eglise leur rappelle ce divorce, lorsque avant de les revêtir de l’Habit de la Charité, elle leur dit par l’organe de son ministre: Que le Seigneur vous dépouille du vieil homme et de ses actes. Qu’il détourne votre coeur des pompes du siècle auxquelles vous avez renoncé par le baptême et en recevant le cierge, «Recevez la lumière de Jésus-Christ comme signe de votre immortalité, afin qu’étant mort au monde, vous viviez pour Dieu. Ressuscitez d’entre les morts et le Christ vous illuminera». A cette occasion, le Profès peut revêtir sur la Coule blanche le Scapulaire noir de l’Ordre, ainsi que la Croix de l’Ordre.
13 / 11 – 3 / Cette consécration est irrévocable, puisque personne, après son entrée dans l’Ordre, ne peut en sortir pour retourner au Siècle. (Droit Canon / Sa Sainteté Nicolas IV / Souverain Pontife)
13 / 11- 4 / Un membre de l’Ordre ne peut passer à un autre Ordre ou à une autre Règle, conformément aux dispositions arrêtées par la Sacrée Congrégation des Indulgences. (Dispositions arrêtées en date du 31 janvier 1893).
14 / L’acte de Profession sera rédigé comme le veut le rituel et signé par l’autorité compétente qui délivrera un diplôme au nouveau Profès.
15 / Le Profès pourra entrer au Séminaire de l’Ordre afin de se perfectionner ou d’accéder au Diaconat et à la Prêtrise.

Chapitre deuxième

De la manière de vivre des religieux de l’Ordre.

1 / Les membres de l’Ordre s’abstiendront de tout luxe et observeront, chacun selon sa condition, les règles de modération.
2 / Dans ce paragraphe, la Règle défend le luxe et cela dans l’habillement, dans l’habillement et tout ce qui concerne l’organisation d’une maison.
3 / Léon XIII dans son Encyclique «Auspicato» appelle le luxe gouffre des fortunes et instrument de corruption. On ne saurait exprimer avec plus de vérité les lamentables conséquences du luxe.
4 / Le Religieux de l’Ordre, fidèle à sa Règle, se conformera au mieux aux préceptes de cette Encyclique et aura en mémoire les paroles de Saint Augustin. «Où se trouve l’amour du luxe, l’Amour de Dieu est absent. Où se trouve l’amour de Dieu, l’amour du luxe est absent. ces deux amours s’excluent mutuellement.
5 / Les Frères et les Soeurs retrancheront donc de leurs habitudes de vie, tout ce qui serait vain et superflu.
6 / Les membres de l’Ordre devront fuir les maisons suspectes et les personnes de mauvaise réputation afin d’éviter des influences illicites. Ils observeront la frugalité dans les aliments et la boisson. Avant et après le repas ils invoqueront Dieu avec piété et reconnaissance.
7 / Ils jeûneront la veille de la fête de l’Immaculée-Conception, la veille de la Saint Jean-Baptiste et de Saint Jean l’Evangéliste et ils feront maigre le vendredi et en période de Carême.
8 / Ils confesseront leurs péchés chaque mois (Conformément aux dispositions prises par Sa sainteté le Pape Léon XIII) et s’approcheront chaque semaine de la Table Sainte.
8 – 1 / La confession est le moyen dont Dieu s’est servi pour appliquer à chacun de nous la loi morale selon nos besoins, notre situation et notre état.
8 – 2 / Il ne faut pas oublier dit St Bonaventure, que pour obtenir la rémission de ses péchés il faut une contrition amère, une confession sincère et une satisfaction proportionnée à la grandeur de ses forces.
9 / Le Corps de Notre Seigneur nous dit St François est la nourriture sans laquelle l’âme languit et se dessèche.
10 / La communion n’est pas une nourriture accordée à nos mérites, mais l’aliment divin qui nous est donné pour que nous n’ayons point de défaillances sur le chemin.
11 / La bonne communion est la plus excellente préparation à une union meilleure. Si nous attendons d’être digne de communier, nous attendrons longtemps, car jamais nous ne serons digne de celui qui devient notre aliment, puisqu’il est la sainteté même. Le Pape PIE X recommande la communion fréquente, même quotidienne.
12 / Les Religieux de l’Ordre qui récitent l’Office Divin chaque jour, n’ont pas d’autres obligations à ce titre, devront dire chaque jour les prières du matin et du soir de leur bréviaire. Toutefois, les prières du bréviaire peuvent être remplacées par le Pater, l’Ave Maria, le Credo, le Gloria, les Litanies du Christ au matin et de la Vierge Marie le soir.
13 / Au sein de leur communauté, les membres de l’Ordre devront veiller à donner le bon exemple et à se livrer aux exercices de piété et aux bonnes oeuvres.
14 / Ils ne laisseront pas entrer dans leur maison de mauvaises lectures ou informations sous quelques forme qui pourrait porter quelque atteinte à la vertu.
15 / Ils auront soin de maintenir entre-eux et avec les autres la charité et la bienveillance. Ils s’appliqueront à apaiser les discordes partout où ils pourront.
16 / La Charité fraternelle est une vertu surnaturelle par laquelle on aime son prochain comme soi-même pour l’Amour de Dieu. Pour faire connaître l’étendue de l’obligation de cette rescription de la Règle, qui est du reste le fondement du christianisme, il suffit de rappeler les prescriptions de l’Apôtre Saint Paul: La charité est patiente, bienveillante, elle ne s’irrite point et ne s’enfle point.
17 / On évitera donc avec soin tous les propos indiscrets, les rapports inconsidéré, les médisances, les jalousies, les jugements téméraires, etc.
18 / Ils ne prêteront jamais de serment sauf en cas de nécessité vitale. Ils éviteront les paroles déshonnêtes et les propos déplacés.
19 / Ils feront l’examen de conscience le soir, pour savoir s’ils ont commis quelque faute de ce genre. S’ils se trouvent coupables, qu’ils se corrigent par le repentir.
20 / Ils assisteront à la Sainte Messe. L’audition de la Messe est de toute exaction du Chrétien, la plus glorieuse à Dieu et la plus utile au Salut. Les Frères et les Soeurs se font un devoir d’assister à la Sainte Messe, à moins qu’ils n’en soient empêchés par la santé ou leur occupation. Pendant la célébration du Saint Sacrifice, ils auront soin de s’unir au Prêtre célébrant. Ils participeront par là aux grâces du Saint Sacrement.
21 / Les Frères et les Soeurs de l’Ordre ont l’obligation de se rendre au Chapitre qui a lieu tous les mois. L’endroit où se font d’ordinaire les chapitres, devient le Centre de la Congrégation. Les Religieux ont l’obligation d’inscrire leur présence sur un registre.
22 / Chaque Chapitre est présidé par le (ou la) Supérieur(e) qui représente l’autorité du Supérieur Général de Saint Jean.
23 / Le Supérieur Général peut être représenté au sein de la juridiction par un Visiteur.
-La visite doit se dérouler chaque année et plus souvent si cela s’avère nécessaire.
-Le Visiteur représente le Supérieur Général et à ce titre il a le devoir de s’informer sur le fonctionnement de la Juridiction.
-A la fin de la visite, le Visiteur réunit le Supérieur de la Juridiction et son Conseil, pour leur communiquer ce qu’il croit expédient sur les mesures à prendre dans l’intérêt de la juridiction.
– Le but principal de la visite est de corriger paternellement les abus. (déclaration de Sa sainteté Benoît XIII.)
– Les Visiteurs sont choisis par le Supérieur Général de l’Ordre.
– L’office de Visiteur est interdit aux laïcs.
– Les membres de la Juridiction insubordonnés et qui donneraient le mauvais exemple, seront présentés au Conseil de discipline qui peut leur donner trois avertissements. S’ils ne se soumettent pas, ils seront exclus de l’Ordre.
24 / A tout moment, pour manquement à la Règle ou à l’éthique morale et chrétienne, un Frère ou une Soeur peuvent être présentés à un Conseil de discipline qui instruira le dossier et notifiera à l’intéressé la décision du Conseil qui doit être obligatoirement validée par le Supérieur Général de l’Ordre.
25 / Tous les Religieux sont rattachés à une Juridiction instituée par l’Ordre et administrée par un Supérieur représentant le Supérieur Général de l’Ordre. Chaque Juridiction doit obligatoirement détenir une Charte qui garantit sa légitimité.
26 / Le Supérieur de chaque Juridiction est présenté par ses Frères en fonction de sa qualification et de son aptitude au Chapitre Magistral de l’Ordre qui le valide dans sa charge par une Ordonnance Magistrale.
27 / Le Chapitre Magistral instruit ou fait instruire avec beaucoup de soin, le dossier du Supérieur-Postulant et confirmera sa recevabilité, s’il le juge digne d’assumer cette charge. Le Supérieur Général procèdera à la nomination garantissant la légitimité de cette charge.
29 / Chaque Juridiction est gouvernée par un Supérieur dont les pouvoirs sont subordonnés à l’autorité du Supérieur Général. Il est aidé dans son administration par un Conseil, composé d’un certain nombre de conseillers.
30 / Ces Conseillers comprennent obligatoirement le Chancelier responsable de l’administration et l’Argentier responsable de la trésorerie. Ils sont élus à leur fonction.
31 / L’élection du Conseil est faite par les «Religieux profès» de la juridiction sous la présidence de l’autorité représentant le Supérieur général. Tous sont éligibles pourvu qu’ils n’aient pas été privés de cette faculté pour quelque faute notable.
32 / On choisira pour Conseillers, des Religieux intelligents et zélés et pour une durée de trois ans.
33 / Les Conseillers dont le mandat expire pourront être réélus autant de fois que les Frères le jugeront utile. Mais cette élection ne peut pas être prononcée «à vie» et devra faire l’objet d’une réélection tous les trois ans.
34 / 1 /Les votes ont lieu à bulletin secret.
34 – 2 / Au jour indiqué, ceux qui ont droit de vote se réunissent et demandent avec dévotion les lumière de l’Esprit Saint en récitant le Veni Creator avec les versets et oraisons.
34 – 3 / Celui qui préside peut faire une courte exhortation sur l’importance de cette réunion, dont le résultat intéresse le bien commun des Religieux et le salut des âmes.
34 – 4 / Quel que soit le mode d’élection, la voix de celui qui préside, compte pour deux s’il y a ballotage.
34 – 5 / Publication du vote: Au nom du Dieu Tout Puissant, Père, Fils et Saint Esprit et de la Très Pure Vierge Marie,notre Mère et Souveraine et de notre Saint Patron, Saint Jean l’Evangéliste, voici les résultats de l’élection qui a été faite dans cette
juridiction.
Le lieu et la date doivent être précisés ici.
Par le représentant du Supérieur Général de l’Ordre et par l’assemblée des frères, ont été élus en qualité de Conseillers les frères…
Les noms des élus sont donnés ici.

35 / Des charges elles-mêmes:

35 – 1 / Le Supérieur (ou la Supérieure) d’une juridiction est proposé par le Chapitre Magistral et nommé par le Supérieur Général. C’est de son inspiration et de son travail que dépend la prospérité de la juridiction. Il (elle) agit avec une prudence éclairée et avec le zèle convenable. C’est à lui (ou à elle) qu’il appartient d’instruire les Frères et les Soeurs de la Juridiction du détail de leurs obligations et de veiller sur la manière dont ils les remplissent.
35 – 2 / Le Supérieur préside les réunions. Il (ou elle) explique la Règle et les us et coutumes de l’Ordre. Il (ou elle) aura soin également de visiter les Religieux malades ou dans la détresse dès qu’il (ou elle) sera informé(e) de leur état.
35 – 3 / Il (ou elle) prendra les mesures convenables pour que les Frères ou les Soeurs aillent les consoler et les encourager dans leurs souffrances.
35 – 4 / Il (ou elle) procurera aux pauvres les secours nécessaires à leurs besoins.
35 – 5 / Il (ou elle) pourvoira à l’avance à tout ce qui est nécessaire pour les célébrations des fêtes religieuses fixées par l’Eglise.
35 – 6 / Il (ou elle) se montrera bienveillant(e) et accessible à tous. S’appliquant à la pratique de l’humilité et de la charité, vertu devant être considérée comme un apanage naturel.
35 – 7 / Un assistant peut seconder le Supérieur et le remplacer au besoin. Les devoirs sont les mêmes pour l’un et l’autre.

35 – 8 / MAITRE DES NOVICES
– Il est chargé d’instruire les Novices, de la Règle, des usages et des pratiques de l’Ordre.
– Il rendra compte de leur conduite auprès du Conseil lorsqu’il s’agira de les admettre la profession.

35 – 9 / CHANCELIER
-Sa fonction est de rédiger et de transcrire tout ce qui doit être inscrit dans le registre de la Juridiction.
-Il est détenteur du sceau de la juridiction.
-Les actes de prise d’habit.
-Les actes de profession.
-Le procès verbal des élections.
-Les délibérations du conseil.
-Les décès.
-Les exclusions.Les changements de Conseillers. (Avec indications des services rendus)
-Les noms des bienfaiteurs.Les dons et les bienfaits insignes.
-Les acquisitions mobilière et immobilières.
-Les réparations importantes.
-Les visites canoniques.
-Tout évènement méritant d’être rapporté.
-Enregistrement et délivrance des diplômes émanant de la Maison magistrale.
-Tenue de la correspondance émise et reçue.
-Il écrira les mandats autorisés par le Conseil afin que l’argentier puisse payer les dépenses prescrites.
-Lorsqu’il aura rédigé un acte, le Chancelier en donnera lecture au Conseil à la séance suivante et le fera signer par le Supérieur.
-Lui-même y apposera sa signature et le sceau de la Juridiction.
-Il est chargé de la correspondance et des liaisons avec la Maison magistrale.
-Il est chargé d’établir un rapport trimestriel sur les activités de sa juridiction et de le transmettre à l’autorité de tutelle de sa
juridiction. Ce rapport doit être signé par le supérieur et contresigné par le Chancelier.
-Le rapport trimestriel doit être le reflet de la situation religieuse et administrative de la Juridiction.

35 – 10 / ARGENTIER
– Aussitôt après son installation et en présence du Conseil, l’Argentier reçoit les fonds appartenant à la juridiction, le Livre des
recettes et des Dépenses et tous les documents relatifs à son emploi.
– Il reçoit tous les fonds destinés à la juridiction.
– Il a soin d’enregistrer les recettes et les dépenses.
– Aucune somme de quelque importance qu’elle soit ne peut être employée sans une délibération du Conseil.
– Aucun mémoire n’est acquitté qu’après avoir été visé par le supérieur.
– L’Argentier devra présenter ses comptes tous les ans lors de la visite canonique et la fin de son triennat.
– La vérification qui en sera faite sera revêtue de la signature du Supérieur, du Chancelier et de l’Argentier lui-même.
– Le sceau y sera ensuite apposé.
– Chez l’Argentier sont détenus les fonds et le livre des comptes. Cependant le Supérieur a toujours le droit de visiter la caisse et
d’inspecter le registre, pourvu que cela se fasse en présence de l’Argentiers.

35 – 11 / INTENDANT
– Il est chargé du soin de la chapelle et prépare ce qui est nécessaire pour les assemblées et les cérémonies.
– Lorsqu’il rentre en fonction, il vérifie l’inventaire des meubles en présence du Supérieur et du Chancelier.
– Il ajoute sur cet inventaire les objet qui seraient donnés par les bienfaiteurs ou acquis par la Juridiction.
36 / D’autres charges peuvent être installées selon les besoins de la Juridiction. Coadjuteur (Supérieur-adjoint). Hospitalier (pour les oeuvres de la juridiction). Vice-chancelier. Vice-argentier. Vice-intendant. Censeur responsable du règlement intérieur.
Nota Bene: Au sein de la Congrégation des Soeurs Hospitalières, les charges mentionnées ci-dessus portent l’appellation suivante: Chancelière, Intendante, Trésorière et Doyenne. (responsable des novices).

37 / LE CONSEIL.
– Il est composé du Supérieur de la juridiction et ainsi que des membres mentionnés plus haut. Il se réunit tous les mois au jour et à l’heure fixés par le Supérieur qui préside de droit, à moins que le Supérieur Général ou un de ses Visiteurs soit présent.
– Au commencement et à la fin des réunions on récite les prières marquées pour cette circonstance.
– La prière faite, le Chancelier donne lecture des décisions prise dans la dernière séance, ainsi que des procès verbaux et des actes qui auraient dû être faits depuis. Il y fera apposer les signatures requises. Il procèdera aussi à la publication des décrets et ordonnances magistrales.
– Dans les Assemblées du Conseil, on traite de tous les sujets concernant le bon fonctionnement de la Juridiction et de l’Ordre.
– Le Conseil n’est cependant pas un tribunal et ne peut pas faire comparaître devant lui les Soeurs et les Frères qui seraient coupables de quelque faute que ce soit. Il peut demander qu’un Frère ou une Soeur soit présenté devant un Conseil de discipline.
– Les résolutions sont adoptées à la majorité des voix et en cas de partage des votes, le Supérieur a voix prépondérante.
– Toutes les délibérations qui auront été prises seront inscrites sur le registre de la Juridiction par le Chancelier. Un membre absent n’aura pas le droit de faire des réclamations.
– Tous ceux qui font partie du Conseil sont tenus au plus grand secret. La violation de ce point important serait un motif suffisant pour faire prononcer leur exclusion du Conseil.
– Tous ceux qui ont été élus Conseiller, doivent considérer que la fraternité s’en rapporte à leur prudence et à leur zèle pour tout ce qui peut contribuer à son avantage et à sa gloire.

38 / VISITEUR MAGISTRAL.
– En visite dans une juridiction, il représente l’autorité magistrale et de l’Ordre et doit s’informer soigneusement sur l’observation de la Règle. Il doit donc visiter selon le pouvoir qui lui est donné, le siège des Juridictions. Il convoque en Chapitre les membres de la Juridiction qui sont tous tenus d’y assister. Si le Visiteur rappelle un membre à son devoir par voie d’injonction, celui-ci devra se soumettre avec modestie et humilité.

39 / CONSEIL DE DISCIPLINE.
– Le Conseil de discipline est formé du Supérieur de la juridiction et de ses conseillers, ainsi que d’un Frère (ou d’une Soeur) défendant la cause du Frère(ou de la Soeur) fautif.
– Pour les fautes mineures, le Supérieur notifie directement à l’intéressé(e) la décision retenue.
-Pour les fautes entrainant l’exclusion, la décision du Conseil de Discipline doit être présentée au Vicariat Général pour validation. Après validation, la notification est faite à l’intéressé(e) par son supérieur (e).

Chapitre troisième

Les Juridictions religieuses

Les juridictions dépendantes du Vicariat Apostolique de Saint Jean sont les suivantes:

Vicariat Général
Préfecture Apostolique
Prieuré ou Paroisse
Congrégation
Mission

Chaque juridiction peut établir un règlement intérieur soumis à l’approbation du Supérieur général.
Vicariat Général

-Il a à sa tête un Vicaire Général.
-Cette juridiction est organisée suivant les conditions énoncées au chapitre deuxième.
-Il a la charge d’administrer sous la juridiction de la Préfecture Apostolique, les Prieurés, les Paroisses, les Congrégations et les Missions.

Préfecture Apostolique

-Elle a à sa tête un Préfet Apostolique qui est le Supérieur de la juridiction.
-Cette juridiction est organisée suivant les conditions énoncées au chapitre deuxième.
-Elle a la charge d’administrer sous la juridiction du Vicariat Apostolique, au minimum deux Vicariats généraux.

Les Prieurés. Les Paroisses. Les Congrégations. Les Missions

-Ces juridictions sont administrées selon les conditions énoncées au chapitre deuxième.